google
yahoo
bing
Home » Featured, Voyages-Voyages

Bom-Dia, Rio (III): Ilha Grande

12 August 2009 526 views No Comment

P1030908Ilha Grande se mérite… en tout cas elle mérite la patience pour y arriver. S’extirper de la tentaculaire Rio, parcourir les voluptueuses collines vertes et les travaux sur la route de la Costa Verde… Elle mérite le stress d’arriver 15 minutes avant le départ du ferry et le fait de devoir prendre un taxi pour arriver au terminal. Elle mérite l’inconfortable barquette qui vous emmène à bon port… mais une fois là… même avec un temps que je semble avoir importé de Belgique, la peine est récompensée!

Sacs sur les épaules, vous voilà en tongues, comme tout le monde, en train de parcourir les “rues” sans trottoirs, ni voitures, du village d’Abbrao. Peu de pavés, juste le sable. Pour rejoindre ma pousada, je longe la plage. Un habitant me signale gentiment qu’elle est encore plus loin. A cet endroit, le sable n’est même plus battu… c’est comme si, pour arriver à bon port, je devais me délester de tout reste de civilisation urbaine. Une espèce de rituel. Un peu plus loin,  je mouille mon jeans afin de traverser un mini-ruisseau qui a été creusé par la mer. J’en perd une flip-flop. Un jeune homme au cheveux blonds décoloré de surfeur se précipite pour la rattraper avant qu’elle ne soit emportées par les vagues et me la tend avec un sourire d’une lumineuse douceur. Cela doit être ici que se cachent les derniers hippies… et finalement, j’arrive à mon auberge er j’ouvre la petite barrière de bois qui enserre mon refuge.

Ma chambre est ouverte sur la mer, le hamac n’attend que moi, je regarde le paysage, comme éberluée… J’ai du mal à croire en ma chance.

Le patron Monsieur Gérard, un Français qui a misé  sur l’éco-tourisme, me file ses bons tuyaux  et après une courte exploration du village, je commande ma première caïpirinha. A la première gorgée, je fais une petite grimace. Elle est plus que tassée.

La nuit est complètement tombée et au Café do Mar, un bar-restau donc les chaises vont se perdre sur la plage, je commande un filet de poulet… une jeune femme est également seule, comme moi. Je me dis qu’un endroit pareil devrait être partagé. J’hésite… elle a l’air plongée dans son livre. Ma timidité me retient par les chevilles. Je me rappelle les paroles entendues d’hier soir, d’une grande banalité en somme mais dont je ne semble pas avoir adopté la signification… celle du mot “oser”. Je réfléchis… le pire qu’il puisse arriver, c’est que je sois renvoyée à mon plat et mon bouquin, ce qui ne changerai rien à ma situation. Je vais donc me planter devant elle et lui demande si un peu de compagnie ne la dérange pas.

Une heure et demie plus tard, nous nous quittons et je m’assied sur le sable sous le ciel austral en pensant à celles qui m’ont si bien conseillée.

On dirait que j’ai bel et bien trouvé mon Eden, mon Paradis…

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (No Ratings Yet)
Loading ... Loading ...

Leave your response!

Add your comment below, or trackback from your own site. You can also subscribe to these comments via RSS.

Be nice. Keep it clean. Stay on topic. No spam.

You can use these tags:
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

This is a Gravatar-enabled weblog. To get your own globally-recognized-avatar, please register at Gravatar.